FACE AUX DEFIS DE DEVELOPPEMENT : LES PROPOSITIONS DE RECKYA MADOUGOU AUX AFRICAINS

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Suspendue il y a quelques mois, l’émission ‘’le club de l’économiste’’ a repris de plus belle ce mercredi 30 septembre 2020 dans les nouveaux locaux de l’agence ‘’Chez vous’’, structure qui édite le journal ‘’l’économiste du Bénin’’. Dans un cadre confortable, les journalistes se sont entretenus avec Reckya Madougou pendant plus d’une heure de temps, elle qui, assise dans un décor somptueux peint aux couleurs de ‘’l’économiste du Bénin’’ n’a fait ni langue de bois, ni économie de vérité a fait de tout le temps qu’a duré l’entretien des moments de grand plaisir par la pertinence de ses développements et l’éloquence dont elle a fait montre. Reckya Madougou est revenue sur le lancement de son ouvrage en date sans pour autant manquer de s’intéresser à la question de la gouvernance féminisée. Pour le développement du continent africain, l’approche Madougou est que cessent les plaintes et les complaintes.

Reckya Madougou, consultante internationale en inclusion financière, ex-ministre de la justice au Bénin, elle est actuellement conseillère spéciale du président du Togo. Invitée sur ‘’le club de l’économiste’’, elle a fait revivre aux journalistes ce qui l’a motivé à écrire son livre « soigner les certitudes ». En effet samedi 26 septembre dernier, elle a procédé à Cotonou au lancement de ce livre. Ce livre est donc le fruit de la volonté de Madougou de partager ses expériences. C’était aussi une belle occasion pour satisfaire tous ceux qui l’ont interrogé de partout le monde sur ses secrets de réussite. « …Je voulais aussi régler la question de ces milliers de jeunes qui m’interrogent partout où je passe ou sur mes pages sur les réseaux sociaux m’interrogent…», confie la conseillère spéciale qui mentionne qu’elle a trouvé qu’elle peut partager ce qui la challenge, ses moteurs, ce qui lui permet de résister et de s’imposer. C’est cela l’élément majeur qui a motivé la sortie du livre qui à peine lancé, est déjà en rupture de stock au point où elle a été obligée de relancer l’éditeur.

Si l’humanité savait que femme pouvait, le monde s’en porterait bien mieux…

Son passage sur l’émission de l’économiste du Bénin a été pour elle une occasion de vanter l’approche de la gouvernance féminisée. Elle est une approche qui valorise la femme, la laisse gérer les affaires publiques afin de voir éclore son talent et son savoir-faire. Reckya Madougou soutient qu’une gouvernance au féminin n’est pas fondamentalement une gouvernance au rabais. Elle la trouve qualitative.  Ce que vous ignorez et que moi je peux vous confirmer, pour avoir fait mes preuves et je suis très fière de le dire, commence l’ex-ministre, avant de poursuivre « c’est qu’une femme qui arrive à une fonction de responsabilité se donne au moins trois fois plus le moyen de réussir parce qu’elle sait déjà qu’en arrivant à cette fonction, on la voit comme un objet décoratif, on la voit d’abord pour sa plastique ». Pour l’invitée du club de l’économiste, ne pas être moche pour une femme est un challenge permanent. Cela parce qu’elle doit pouvoir démontrer, selon les dires de Madougou, qu’elle est là non pas par rapport à sa plastique, mais par rapport à ce qu’elle a dans sa tête, par rapport à ce qu’elle sait faire de ses doigts et de son ingéniosité. Donc, la gouvernance au féminin est tellement pleine de challenges qu’elle ne peut que donner des résultats positifs à la fin, éclaire Reckya Madougou. Sur ce volet de son intervention, elle a rendu hommage aux présidents togolais et gabonais qui ont choisi des femmes à la tête des gouvernements de leurs pays respectifs

Bannir les plaintes et complaintes et proposer des solutions pour le développement de l’Afrique…

Pendant longtemps et ce jusqu’à présent, plusieurs africains se plaignent de tout ce que leur continent a subi par le passé. Mais Madougou trouve aujourd’hui qu’il est important d’arrêter les plaintes et les complaintes et proposer des pistes de développement sur tous les plans. Madougou affiche clairement sa position face aux plaintes et complaintes. Elle n’est pas de ceux qui vont simplement condamner sans solution, a-t-elle martelé. « …je pense même d’après l’expérience que j’ai que les condamnations et les complaintes avant les solutions déforment le débat et détournement le débat » se justifie-t-elle. Cela à l’en croire, fait que plus personne ne s’intéresse aux solutions proposées. Ce qui crée de la polémique inutile au tour des complaintes. Or, se désole la ministre, ce qui est important, c’est ce qu’il faut comme solution. « Apportez des solutions », a-t-elle exhorté. L’Afrique a besoin aujourd’hui de solutions que de plaintes et des complaintes.

Edem Abdias SOSSOUKPE

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