GOUVERNANCE POLITIQUE, ECONOMIQUE ET SOCIALE : DERNIERE LIGNE DROITE POUR PATRICE TALON (ENTRE POLITIQUE ET DEVELOPPEMENT : UN CHOIX S’IMPOSE)

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patrice talon
president de la republique du benin

Le compte à rebours à commencer. « Je voudrais qu’à la fin de mon mandat, le peuple béninois me porte en triomphe », avait déclaré le président Patrice Talon. A moins de 14 mois de l’échéance, que faut-il retenir ? Dans son avant-dernier message sur l’Etat de la nation, l’homme du 06 avril 2016 semble être fier du chemin parcouru. Ce fut le discours des records. Mais au sein de l’opinion publique, les avis divergent. La gouvernance politique, économique et sociale du président Patrice Talon repose, comme dans la majorité des cas, sur le pour et le contre. Mais personne ne peut dire, avec certitude, vers où la balance pèse. Néanmoins il se fait l’heureux constat qu’il y a un bilan à l’actif du gouvernement de la Rupture. Entre gloire et déchéance. Que faut-il corriger les prochains jours pour parfaire l’œuvre ?

Au plan politique

Patrice Talon est-il encore candidat à quelque chose ? Difficile de répondre par l’affirmative. Le compétiteur né peut déjà se réjouir du bilan à ce niveau. Lui qui a réussi à prendre véritablement sa vengeance. Décelant des mains invisibles au lendemain de l’échec de son premier projet de révision constitutionnelle soumis à la 7ème législature de l’Assemblée nationale, le président Patrice Talon n’a pas caché son amertume. « Maintenant je ferai la politique », a-t-il lancé comme une déclaration de guerre. L’homme s’est donc mis à l’œuvre. Tous ses adversaires politiques qui se sont dressés sur son chemin en ont eu pour leur compte. La stabilité politique et la cohésion sociale ont été très tôt menacées. Les réformes politiques et institutionnelles renforcent les antagonismes. Les quatre dernières années, le président Patrice Talon a eu raison de la classe politique. Celle-ci a connu des moments douloureux dus à la réforme du système partisan et le nouveau code électoral. A ce niveau, on note beaucoup de grincements de dents. Dans la foulée, les premières élections organisées sous le gouvernement de la rupture ont été sanctionnées un score sans appel. Pour avoir réussi à écarter l’opposition du scrutin législatif du 28 avril dernier, la mouvance sort gagnante de ces consultations électorales avec une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Une performance inédite. Les contestations issues de ces élections n’ont pu empêcher la Cour constitutionnelle de valider les résultats et de légitimer le scrutin après avoir donné quitus aux réformes. Désormais, la voie est libre pour réviser la Constitution du 11 décembre 1990. Talon enclenche le processus. Une nouvelle constitution est adoptée. Ces différents paris réalisés suscitent de grands débats au sein de l’opinion publique. Pour y arriver, le président Patrice Talon a dû faire beaucoup de mécontents. Actuellement, les tensions sont encore vives et on se demande si le chef de l’Etat réussira à aplanir les divergences issues de son bilan politique avant la présidentielle de 2021.       

Au plan économique

La restructuration des équilibres macro-économiques est un fait réel sous la rupture. En prenant les rênes du pays en avril 2016, le président Patrice Talon est plus que jamais convaincu que la tâche lui serait difficile. Mais avec foi et détermination, l’homme peut s’estimer heureux après quatre ans. Aujourd’hui, le Bénin économique se porte bien. La croisade contre la corruption et les réformes administratives entrainent un impact positif sur les régies financières nationales. L’assainissement des finances et la restructuration de l’économie nationale soignent la croissance économique qui amorce une tangente soutenue. Les réformes fiscales et la diversification des filières agricoles sont les éléments détonateurs des performances économiques réalisées en un temps record. En témoignent les lettres de confort reçues de la part des Institutions de Breton Woods, notamment la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI). Autre chose, le Bénin se repositionne au sein des organisations sous-régionales, notamment l’Union économique monétaire ouest-africaine (Uémoa) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), comme un pays de grande attractivité économique. Les différents rapports publiés à ce niveau par les structures statistiques à l’échelle internationale fait du Bénin une référence à tous les niveaux en matière de défis économiques. Seul hic, les retombées sur le quotidien des populations se fait toujours attendre. Sûrement que l’année 2020 marquera l’exception.      

 Au plan social

Là également, le président Patrice Talon a laissé des empreintes indélébiles. Santé, éducation, infrastructures communautaires, promotion et emploi des jeunes, approche genre, état-civil, etc, le gouvernement de la Rupture détient un chapelet de réalisations assez long. Les réformes entreprises n’épargnent aucune couche de la société. Conformément aux orientations définies dans le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG), notamment l’axe 6 relatif au  renforcement des services sociaux de base et protection sociale, le gouvernement poursuit inlassablement l’amélioration des conditions de vie des populations mentionnée au pilier 3 de sa feuille de route. Même si ce n’est pas encore l’El Dorado, il se fait l’heureux constat qu’il y a une volonté politique affichée pour garantir aux populations une vie décente. Au cours de cette année 2020, veille de l’élection présidentielle, le gouvernement doit travailler à intensifier les actions dans ce sens. Il n’a aucune raison de dormir sur ses lauriers, vu qu’on lui reproche encore des choses à ce niveau.

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